Mercredi 13 juillet
2011
1re étape : DALANZAGDAD – YOLIIN AM – 22 KM D+ 860 m
Le profil de l’étape est en montée constante ce qui ne laisse aucun répit.
Les premiers kilomètres de ce raid sont pénibles. J’ai l’impression de courir dans une fournaise. Ma gorge brûle, impossible de respirer et de trouver un rythme
régulier.
Dès le 1er ravitaillement au 7e km, je constate que tous les coureurs sont en difficulté ce qui me rassure sur mon état. Je termine 5e en 2 h17 avec des sensations
de crampes sur les orteils, mais très satisfait car il faisait plus de 30 degrés tout au long du parcours.
Dominique BORDET gagne cette étape comme il gagnera les suivantes. Le futur vainqueur de la Transmongolie est déjà connu.
L’après-midi, nous allons dans les gorges Yoliin pour observer le glacier.
Jeudi 14 juillet 2011
2e étape : BAYAN DALI – Col de KHAVTSGATT 30 km D+ 220 m
Réveil très matinal et transfert de 66 km sous une forte chaleur. Non seulement l'air est irrespirable, mais nous sommes bien
secoués à bord de véhicules de l’époque soviétique dans lesquels nous avons pris place.
Après 2 heures de transfert sur des pistes très difficiles, c'est le départ de la 2e étape. Au programme : 30 km dans le désert de Gobi. Dans les parties roulantes,
le sol est constitué de cailloux et de rocailles qui prennent la forme de taules ondulées. Aucune végétation. La chaleur est étouffante : 35 degrés relevés au cours de l’étape.
Du 24e au 29e km, le col de KHAVTSGATT que je grimpe à la limite des crampes aux mollets et aux cuisses. Dans le dernier kilomètre en descente, je ralenti et reste
prudent. Je termine 5e de cette étape et très éprouvé. De nombreuses défaillances, dues à un départ trop rapide et une hydratation insuffisante sont à signaler.
Avec Olaf, nous montons notre tente avec nos dernières forces pour notre premier bivouac.
Vendredi 15 juillet 2011
3e étape : Col de KHAVTSGATT – KHONGORIN – 32 KM
Etape difficile, toujours sous une chaleur écrasante de 35 degrés. Au menu : des cailloux («de la taule ondulée») et tout
droit des kilomètres sans rien voir.
Pour tromper mon ennui, je décide de courir avec mon MP3. Seuls les 5 derniers km sont sablonneux et oh surprise sur la gauche j'aperçois les dunes de KHONGORYN. La
vue est exceptionnelle. Je termine cette étape en 2h59 avec en prime deux nouvelles nuits en yourte.
Samedi 16 juillet 2011
4e étape : DUNES DE KHONGOR - 22 KM
Etape de dunes et de sable. J’ai amené mes guêtres afin que le sable ne pénètre pas dans mes chaussures. Le transfert vers le
départ est court, nous terminons à pied le dernier km car les véhicules sont ensablés.
Dès le départ, nous parcourons trois km de sable très fin où l'on s’enfonce, puis nous tournons à droite pour 7 km de terrain difficile. Le 1er ravitaillement est
au 10e km. Nous parcourons ensuite 7 km au cœur de dunes spectaculaires et sous une chaleur accablante de 47 degrés. Le sable est fin, le passage dans les crêtes grandiose. Quelle beauté du haut
de ces dunes de 30 à 40 mètres de haut !
Je cherche les liserées et les ondulations. Je repère les couleurs pour trouver du sable dur, tout en essayant d'en déplacer le moins possible avec mes chaussures.
A trois km de l’arrivée, une surprise m’attends la 1re traversée de rivières avec 2 cm d’eau, puis on aperçoit les yourtes et c’est l’arrivée. Je termine 4e en 2h11, content de ma
prestation.
Je n’arrive pas à trouver le sommeil, impossible de dormir dans cette chaleur.
Dimanche 17 juillet 2011
5e étape : DULAAN BOGD – 28 KM D + 600 m
Après un transfert un transfert «kamikaze» de 54 km avec nos bolides, nous entamons une nouvelle étape de ligne droite dans le
désert avec toujours cette chaleur éprouvante pour l’organisme. Je prend un départ prudent et décide de nouveau de courir avec mon MP3.
Au 14e km, un vent fort souffle de face. Nous traversons de petits colus sous une température de 35 degrés. Je finis en 3h08 et je reste 5e au général. Les six
prochaines nuits seront en bivouac sous tentes.
Lundi 18 juillet 2011
6e étape : 28 km D+ 400 M – D – 400 M
Après deux nuits sans sommeil dans les yourtes, j'arrive enfin à bien dormir. Le matin, je me sens très bien.
Je prends la décision farfelue de faire un départ canon. Pendant 7 km, je cours à un rythme élevé à tel point que Fabien et Christian, mes poursuivants, sont
effarés mais au 7e km, je fais une erreur de parcours pour me retrouver finalement 4e, seul face au vent avec un faux plat montant de 15 km. Au 22e km, au sommet du col, je décide de faire la
descente à fond.
Je traverse un troupeau de chèvres puis un troupeau de chameaux. Je termine cette étape très heureux car je me suis fait plaisir.
A partir de cet instant nous quittons définitivement le désert de Gobi.
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