Samedi 6 décembre 2008
MANVAR – ETAPE N°
5
Afin de prendre un départ correct, je décide de trottiner et de m’échauffer doucement. Dès de début, je pars avec Jacques, l’étape de la savane est très difficile (terrain sablonneux, très fin et fuyant avec de nombreuses côtes successives). Sylvie CADIERNO étant malade, Michel BACH nous accompagne. Nous terminons tous les trois ensemble : 17,5 km en 1h38. Mon mollet me rassure et je continue mon traitement de choc.
L’après-midi : transfert de 2h en bus tata dans un palais de maharadjah.
Dimanche 7 décembre 2008
LUNI – ETAPE N°
6
Dès le départ, je me sens très bien, je déroule avec Jean-Pierre. Jacques
n’est pas au mieux et décroche dès les premiers kilomètres. Je reste avec Jean-Pierre. Nous croisons vaches et taureaux. A 6 km de l’arrivée, Jean-Pierre,
qui souffre de problèmes intestinaux, me demande de partir, de ne pas l’attendre et de me faire plaisir. J’hésite un peu et je reste avec lui puis à 5 km de l’arrivée je pars. Belle étape,
traversée de villages avec troupeaux de chameaux. L’accueil des villageois est fabuleux.
Je termine 2ème de l’étape (24,5 km en 2h05) et conforte ma 3ème place au général.
L’après-midi : transfert de 3 heures à NARLAI (éléphant blanc). Dès notre arrivée dans un nouveau palais
de Maharadjah qui sera du reste mon préféré, s’offre à nos yeux une butte de granit d’environ 300 m de haut surmontée d’un éléphant blanc géant. SERGE nous indique que nous allons grimper là haut
au cours de l’étape suivante et descendre les 756 marches d’escalier vers l’arrivée. Je pense à ce moment-là à mon mollet et à mon tendon, j’espère que tout ira bien.
Lundi 8 décembre 2008
NARLAI – ETAPE N° 7 – ELEPHANT
Cette étape a été la plus belle de toutes, une étape d’anthologie pour sa difficulté et sa beauté.
Dès le départ, je reste au contact avec Jean-Pierre avec de bonnes sensations dans les jambes. Stéphane, qui
s’ennuie toujours tout seul devant nous, attend et décide de rester avec nous jusqu’au pied du « mur ». Le parcours est un enchantement, traversée de villages colorés et enthousiasmés
par notre passage. Singes et vaches sacrées nous accompagnent dans ce décor de rêve parsemé de lacs et de rizières. Dès le début du rocher, je décroche et je monte à mon rythme, du moins
j’escalade à la verticale avec une grosse crainte. Jean-Pierre, tel un chamois, égalera en 12 minutes le record de la montée de Gilles DIEHL et gagnera cette étape. J’atteins le sommet et je
côtoie cet éléphant blanc qui trône majestueusement devant moi tout en essayant de trouver les rubalises (rubans rouge et blanc qui balisent le parcours) de peur de me perdre.
J’aperçois Stéphane qui a la gentillesse de m’attendre mais je ne peux le rejoindre. Je descends les 756 marches d’escalier tout en essayant de jeter un coup d’œil prudent sur le paysage. Je
franchis la ligne d’arrivée avec un certain plaisir en 1h 56 après 21 km. Je suis 3ème de l’étape et au général mais surtout je ne ressens plus de douleur au mollet.
L’après-midi est consacré à la visite du village et avec Corinne, Jean-Pierre et Stéphane nous retournons au
sommet du rocher pour prendre de belles photos du coucher du soleil. Encore d’autres couleurs et le plaisir d’être là et de s’approprier un souvenir inoubliable.
SUITE ET FIN EN PAGE 2
Par rungreg

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