COURSE A PIED : INFOS PRATIQUES, PHOTOS, TEMOIGNAGES, CROSS, RAIDS, ULTRA, MARATHONS, SEMI-MARATHONS, 10 KM...
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Après mon 99ème marathon (celui des Yvelines), l’objectif des 100 est tout proche. Et pour un tel anniversaire, j'ai choisi New York.
Dans Big Apple, je m'apprête à courir mon 71ème marathon depuis 2002, le 16ème depuis le début de l'année... le 100ème depuis Paris en 1988.
Malgré un 99ème marathon pathétique, marqué par des problèmes physiques et matériels (grève des transports : 3h10 pour aller au travail, problèmes gastriques liés au stress, manque de sommeil et la pression aussi), New York va donc être mon 100ème marathon.
Jeudi 1er novembre :
Je m’envole avec Planet Tours pour New York (vol direct d'environ 8h). Arrivée en fin d’après-midi à Newark et installation à l’hôtel (57ème rue, près de Central Park et non loin des principaux services).
Je laisse mes bagages dans la chambre et je file immédiatement à Times Square pour manger un morceau.

Vendredi 2 novembre :
Matin : plein soleil. Je vais chercher mon dossard au Jacovit Center.

Après-midi :
visite de la ville en bus avec une charmante hôtesse...
Samedi 3 novembre :
Matin :
direction Staten Island en métro puis en ferry (orange) gratuit pour voir la statue de la liberté et le Verrazano Bridge que les coureurs du marathon vont emprunter demain.
Je prends quelques clichés de Wall street et de Ground zero.

Le New York Stock Exchange

Ground zero
Après-midi :
visite de Chinatown, du Rockfeller Center (montée au Top of Rocks pour une splendide vue aérienne de New York)
Le soir : rencontre avec Hicham El Guerrouj vers 21h. Il nous conseille d’aller nous reposer car demain, c'est le marathon !
Jour J
Dimanche 4 novembre : le marathon
Lever à 5h. Planet Tours a eu l’excellente idée d’affréter un bus pour nous emmener directement au Verrazano Bridge. Cela nous évite de faire la queue dans New York pour prendre les bus de l’organisation.
Arrivé à Staten Island, je rencontre par hasard Yohann Diniz, le vice-champion du monde du 50 km marche. Un garçon très sympathique qui ne se prend pas pour une vedette. J’en profite pour faire une photo avec lui.

C'est la quatrième fois que je dispute cette épreuve (1994 : 10ème marathon, 2000 : 22ème marathon, 2002 : 34ème marathon). Pour l’occasion, j’arbore un maillot blanc manches longues avec devant l’inscription 100 et derrière ''my name is patrick and it’s my 100th marathon.''
Le décor toujours aussi merveilleux du marathon de New York est planté : sept hélicoptères qui tournent dans le ciel, l’hymme national américain chanté dans un recueillement solennel, j'en ai la chair de poule... puis très vite, le coup de canon du départ.
''Hundred !, hundred !''
Dès le début de la course (sur le pont), des coureurs me félicitent pour mon 100ème marathon. Je le serai également tout le long du parcours :
''Congratulations Pat'', ''Quand as-tu fait ton premier marathon ? moi c’est mon x ème'', ''Amuse-toi bien Pat''... bref, des centaines de signes de la tête, des sourires, et même un certain George qui fête ce jour-là ses 51 ans et qui me dit ''You are celebrated Pat''.
Tout le long du parcours, le public crie : ''Hundred !, Hundred !''. ...Beaucoup d’émotions, pour moi et l'ensemble des coureurs : deux millions de spectateurs manifestent leur enthousiasme en lançant des ''Hi ! Hi !, Hou ! Hou !''.
Le public crie comme jamais on a crié
Staten Island – Brooklyn – le Queens – le Bronx – la 1ère avenue par le Queensborough Bridge – Ah ces ponts ! … où règne un silence particulier, où se cotoient les coureurs dans un mélange de respect, de joie et de plaisir collectif. Puis nous basculons vers ''le cirque''. Tels des conducteurs de chars romains, nous inspirons et expirons. Le public crie comme jamais on a crié. Même les joueurs de l’équipe de France de rugby ne sont pas autant encouragés lors de leurs plus beaux matches au Stade de France. Tels des héros, nous nous dirigeons vers Central Park. La fin du parcours est très vallonnée, et ce public vraiment extraordinaire qui ne nous lâche pas...
En ce qui me concerne, je me sens des ailes, je vole, je suis étonné par ma fraîcheur physique et ébahi par le travail titanesque que j’ai accompli depuis 2002 …. 71 marathons et je réalise que je suis en train de boucler mon 100ème. J’aurais aimé que ce plaisir se prolonge, tellement je suis bien…..
Savoir savourer
Mais tout a une fin. Dès la ligne franchie ( en 3h42), je suis euphorique et je prends mon temps, je savoure cet instant avec ce sentiment de devoir accompli. Je sais ce que représente ces instants de bonheur car la vie ne nous les réserve pas toujours. Alors il faut savoir goûter et savourer ces moments-là.
Arrivé à l’hôtel, repos, douche puis champagne avec quelques coureurs avant d'aller au restaurant.
Lundi 5 novembre :
Shopping et dernières visites avant le départ en fin de soirée :
Pennsylvania station – Madison Square Garden, Times Square, Virgin, Toys R Us, Hard Rock Coffee... et départ.
Pour moi, c'est l'aboutissement d’un rêve mais New York, j'en redemande !

Guitare du groupe Linkin Park au Hard Rock Coffee à Times Square