COURSE A PIED : INFOS PRATIQUES, PHOTOS, TEMOIGNAGES, CROSS, RAIDS, ULTRA, MARATHONS, SEMI-MARATHONS, 10 KM...
Vive le triathlon !

Se faire plaisir, c’était sans doute là l’essentiel. Pour mon premier triathlon ''sprint'', c’est détendu et sans véritable préparation que je me suis présenté à La Ferté Bernard le 24 août 2008. Comme pour un premier marathon, pas d’objectif chrono, seulement terminer avant que la course ne soit neutralisée au bout de 2 heures…
Tout d’abord, d’un point de vue pratique, j’ai décidé de passer la nuit précédant l’épreuve à l’hôtel Kyriad de La Ferté Bernard. Une bonne option car il offrait un tarif spécial aux participants du triathlon et il est situé à seulement 10 minutes du plan d’eau.
Dimanche 24 août 2008. Réveil à 7h30. Comme pour un marathon, mon petit déjeuner est constitué uniquement d’une part de carbocake et d’une tasse de thé. Pour la course, j’ai prévu de me ravitailler avec un bidon de powerade placé sur mon vélo + un gel, que je n’utiliserai pas finalement. J’ai également prévu une petite bouteille d’eau pour la course à pied, pas forcément utile car l’organisation a prévu plusieurs ravitos. Bref, de petites erreurs sans conséquence.
L’épreuve : Intitulé Fun Tri, ce triathlon est composée de 500 m de natation, 20 km de vélo et 5,3 km de course à pied.
Un moment spécial
8h30 : j’arrive sur le site pour remplir ma feuille d’émargement, me faire marquer à l’épaule et au mollet (n°124) et récupérer mon dossard et ma puce. Pour moi, c’est toujours un moment spécial que j’apprécie.
9h : contrôle des arbitres (tout semble OK) et entrée dans le parc.

Je suis concentré sur la façon dont je dois disposer tout ce dont je vais avoir besoin pendant la course (runnings, casque, lunettes, dossard, serviette au sol) pour ne pas perdre trop de temps lors des transitions. J’essaie de bien repérer l’endroit où se trouve mon vélo (2e vélo de la 6e rangée à droite en sortant de la première partie natation). J’enfile seul ma combinaison de natation testée pour la première fois en piscine seulement quelques jours plus tôt. Je me suis auparavant badigeonné les jambes de savon liquide pour mieux pouvoir l’enlever ensuite (également testé à l’entraînement en piscine, comme tous les petits gestes pour la mettre et pour l’enlever).


9h40 : briefing.
Chatouiller les pieds
10h : les femmes et les handisports s’élancent pour la natation. Et c’est à notre tour de venir prendre place derrière la ligne de départ. Comme c’est la première fois que je vais devoir nager 500 m d’affilée, je décide de me placer à l’extérieur, tout à gauche derrière la ligne juste derrière les meilleurs nageurs. En attendant le départ, pour ne pas faire trop d’efforts, je fais la planche. Puis le speaker annonce ‘’Une minute !’’. La pression monte. Et c’est enfin le départ.
Je pars en crawl, peut-être un peu vite, ce qui me permet de chatouiller les pieds d’un bon nageur devant moi, mais au bout de 200 m, je perds mon souffle. Impossible de remettre la tête sous l’eau, alors je nage en water-polo ce qui me permet de bien visualiser la bouée à laisser sur la droite avant de virer tout droit vers la berge. Cela devient vite fatiguant, je suis donc condamné à faire de la brasse puis du dos. Pas mal le dos, tant qu’on ne rentre pas dans un autre concurrent… De nombreux autres nageurs me dépassent mais mon temps est correct. Je sors de l'eau 10 minutes après le top départ. C’est ce que m’annonce mon épouse en m’encourageant appareil photo à la main.

Je rentre dans le parc à vélo en ayant commencé à enlever ma combinaison (sans doute un peu tard). Je suis content car je vois beaucoup de bicyclettes partout. Je mets mes chaussures, préalablement talquées (pas de chaussettes) puis dans l’ordre, mon dossard, mes lunettes et mon casque. Et c’est parti pour 20 km de vélo sur un parcours assez vallonné.
Dépassé par 30 à 40 concurrents
Dès les premiers hectomètres, je suis doublé par d’autres concurrents. Il faut dire que contrairement à la natation je ne me suis pas trop entraîné en vélo et en plus c’est la discipline où je suis le plus faible. Tout au long de cette boucle unique, sous une pluie battante (attention aux glissades !), je serai dépassé par 30 à 40 concurrents ! C’est dur à vivre, mais je ne veux pas non plus trop forcer avant la dernière partie course à pied. Et puis, il y a la fameuse côte du taureau… tant redoutée. Dans celle-ci, je suis à deux doigts de descendre de mon vélo et de continuer à pied mais finalement, je tiens le choc. Je reste bien concentré sur la fin du parcours pour freiner suffisamment tôt avant les virages en raison de la pluie (au total, trois concurrents ont chuté pendant l’épreuve).

Lorsque j’arrive finalement au parc à vélo, je prends un petit coup au moral en m’apercevant que la majeure partie des concurrents est déjà entrain de courir. Le vainqueur vient même de franchir la ligne d’arrivée.

Je repars runnings aux pieds, toutes trempées, et avec une petite bouteille d’eau à la main. Objectif : rattraper le maximum de coureurs. J’en dépasserai finalement pas plus de cinq mais sans être à mon tour rattrapé. Le parcours n’est pas très joli et il y a très peu de spectateurs (il faut dire que la pluie n’arrange rien) mais je suis content d’en terminer et pas complètement cramé. Je franchis la ligne après une petite accélération en 1h26’25 (165e sur 197).
Je sens que je vais devenir accro au triathlon. Vivement le prochain !
Mes temps de passage :
Natation : 13’18
Vélo : 48’06
Course à pied : 25’01