COURSE A PIED : INFOS PRATIQUES, PHOTOS, TEMOIGNAGES, CROSS, RAIDS, ULTRA, MARATHONS, SEMI-MARATHONS, 10 KM...
Par Patrick
Lundi 26 février : 5ème étape
SOCAIRE – LAGUNA MISCANTI 29 km ALT MINI : 3250 M – ALT MAXI : 4120M D + 890 M
Sur les hauts plateaux
Transfert en minibus vers le départ situé à 3250 m d’altitude.
Les 15 premiers kilomètres sont une succession de côtes et de descentes puis une longue ligne droite. Au 20ème km ravitaillement, on tourne à gauche avant de grimper vers la LAGUNA DE MISCANTI. D+ 800 m en 8 km d’une ascension régulière pour se hisser à plus de 4000 m d’altitude au pied des grands volcans de MISCANTI CHINCHILLA PUNTA NEGRAS tous à plus de 5000 m… Mais quel prix à payer pour des pentes qui taquinent les 12 % !
La récompense est au bout avec la LAGUNA DE MISCANTI et les flamands roses.
Je termine 2ème de l’étape en 3h45 et je conserve ma 2ème place au général.
Mardi 27 février : 6ème étape
Au pied des grands volcans
LAGUNA MISCANTI – EL LACO - 27 km D+ 500 M - ALT MAXI 4305 M – ALT MINI 4000 M
L’étape se déroule en totalité en altitude à plus de 4000 m, ce qui est très difficile à gérer. Etape des hauts plateaux. On contourne les neiges de MINIQUES à près de 6000 m et oh merveille ! on longe les LAGUNES DE TALAR ET DE TUYAITO mais quelle chaleur et que de petites côtes avant les cinq derniers km. Une montée interminable vers EL LACO.
Je finis 2ème de l’étape en 3h02.
Mercredi 28 février : 7ème étape
EL LACO – LAGUNA LEIJA – 32 KM D + 285 m ALT MAXI 4345 M – ALT MINI 4170 M
Si on pouvait s'arrêter...
Après une nuit agitée (il a fait moins 7 degrés), les tentes sont glacées mais la vue sur les volcans est extraordinaire. Le vol des flamands roses avec en toile de fond la fumée du LASCAR (un volcan en activité) apportent un peu de réconfort.
Il faut prendre son courage à deux mains ce matin pour monter dans le minibus qui doit nous conduire au départ. Chaque concurrent a atteint ses propres limites. Avec la fatigue accumulée, le manque de sommeil et de récupération, repartir devient compliqué sur le plan mental. On se sent obligé de continuer et si on pouvait arrêter…
A partir de là, l’étape s’annonçait éprouvante… et elle l’a été !
Les conditions climatiques ont été épouvantables avec un vent de face, glacial, soufflant à plus de 70 km/h pendant toute la course et pour couronner le tout un dernier col à atteindre à 4450 m d’altitude.
Je me classe une nouvelle fois 2ème de l’étape en 4h22.

Jeudi 1er mars : 8ème étape
- 7 la nuit, + 40 degrés l'après-midi !
Avec Stéphane Delmas, vainqueur de l'épreuve
LAGUNA LEIJA – TOCONAO – 40 KM D + 55 M – ALT MAXI 4230 M – ALT MINI 2430 M
C’est avec une certaine émotion que nous entamons cette dernière étape car nous savons que notre objectif commun est de terminer ce raid tous ensemble. Dernières photos, dernier transfert en minibus vers le départ.
Le départ est en descente, environ 7 km sur un terrain ondulé et caillouteux. Il y a des petites côtes jusqu’au 1er ravito au 10ème km. A ce moment là, j’éprouve une grande lassitude car le profil annoncé sur notre road book ne correspond par à la réalité du terrain. Au 12ème km, CATHY passe avec son 4/4 et me demande si ça va. J’aquiesce en hochant de la tête mais en réalité je souffre à ce moment précis. Je suis las et ma tête tourne. Nous sommes toujours à 4000 m et la nuit glaciale ne m’a pas permis de récupérer de l’étape de la veille.
A droite, j’aperçois le LASCAR qui fume toujours, les derniers lamas… puis j’arrive au 2ème ravitaillement un peu plus frais. Là, MARIE-CLAUDE (du staff qui s’occupe du ravito) et JEAN-PIERRE (docteur) m’annoncent que les 20 derniers km sont en descente vers le désert de SALAR D’ATACAMA. Le moral revient et malgré une température supérieure à 40 degrés, j'achève cette étape à la 2e place en 4h avec UN CERTAIN plaisir et un grand soulagement.
Je termine également 2e au classement général final.
Quelle belle aventure !
EN CONCLUSION
Courir ce raid fut un immense privilège, un voyage sidéral comme nous le précisait SERGE MOREL avant le départ. Je retiendrais également l’état d’esprit des coureurs.
Stéphane DELMAS le vainqueur, tel un condor a survolé cette épreuve d’une main de maître. Sa gentillesse, sa modestie et sa disponibilité sont la marque d’un vrai champion.
ANNICK JAUGEY m’a conquis par son enthousiasme communicatif et sa régularité dans la course.
Avec PAUL on a couru ensemble l’étape de rêve de la vallée de la luna et on a parlé de beaucoup de choses.
Et quelle solidarité de la part de l’ensemble des coureurs !
Remerciements à PATO, PASCAL (de KL ADVENTURE) et au cuisinier, pour leur dévouement et leur disponibilité.
UN GRAND MERCI à N E D, SERGE et CATHY qui nous ont offert cette superbe épreuve.
Ce raid de l’étoile d’ATACAMA m’a permis de découvrir l’infernale beauté des paysages, un émerveillement à chaque foulée, le franchissement de cols à plus de 4000 m, les vigognes, l’envol des flamands roses, l’immensité des lieux et la puissance de la nature avec les volcans à plus de 6000 m.
voir absolument : http://www.natureextremedeveloppement.com
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| NOM Prénom | GENERAL
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| 1
| DELMAS Stéphane
| 22h56’03
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| 2
| DRZEWIECKI Patrick
| 28h20’40
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| 3
| ROCHE Paul
| 32h10’44
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| 4
| BENZENCON Daniel
| 33h05’11 |
| 5-1 F
| JAUGEY Annick
| 33h07’19
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| 6
| PAPIEROK Jean-Marie
| 33h34’56
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| 7-2 F
| GRANDJEAN Dominique
| 33h36’54
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| 8
| MICHEL Gérard
| 33h52’06
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| 9-3 F
| GREGOIRE Isabelle
| 35h31’18
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| 10
| BARDIN Roger
| 37h01’31
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| 11
| MERSMANN Andréas
| 42h53’15
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