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COURSE A PIED : INFOS PRATIQUES, PHOTOS, TEMOIGNAGES, CROSS, RAIDS, ULTRA, MARATHONS, SEMI-MARATHONS, 10 KM...

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TRIATHLON DECOUVERTE DU MANS 2008 - LE RECIT DE NADIA

                                Que du plaisir !


2ème triathlon découverte et 2e podium pour Nadia au Mans où elle a terminé 1ère V1, dimanche 6 juillet 2008





C
’est mon 2ème rendez-vous avec la ville du Mans. Après un 10 km en course à pied l’année dernière, je participe cette fois-ci au triathlon découverte au centre du Gué Bernisson : 250 m de natation en plan d’eau, 8 km de vélo et 2 km de course à pied.


9h10 entrée dans le parc à vélos pour mettre en place les équipements nécessaires aux transitions : dossards, casque, serviette pour essuyer rapidement les pieds avant d’enfiler les chaussures préalablement talquées, lunettes.




Mon emplacement correspond à mon numéro de dossard, également collé sur le vélo et inscrit sur le bonnet de bain : le 11. Une chaise me sert à caler le VTT (de compétition prêté par un ami avec la consigne suivante : « tu vas me faire quelque chose de bien … »). Des casiers sont prévus pour le calage de la roue d’un vélo de course. La roue du VTT étant trop grosse, je me suis adaptée. Attention à ne pas coincer la pédale dans une des pattes de la chaise ; les secondes sont précieuses pendant les transitions. Il faut penser à une foule de détails et bien s’organiser pour que tout s’enchaîne.

 


S’amuser




 


9
h30,
c’est le débrief avec le juge arbitre ; une consigne forte : s’amuser. Puis 300 m de marche, pieds nus, sur gravier ou herbe (au choix) avant de goûter une eau à 17°C. Je m’immerge rapidement, sans combinaison, avec mon vieux maillot de fin de saison de natation (de septembre à juin j’ai nagé chaque semaine), un bonnet vert,  une puce remis lors du retrait des dossards et mes lunettes bien calées sur le nez. Il est conseillé de mettre la puce à la cheville gauche pour ne pas être gêné par le pédalier du vélo lors de l’épreuve cycliste.


2 mn plus tard le départ est donné alors que seules nos têtes dépassent de l’eau. Des canoës et des sauveteurs nous entourent. J’essaie de nager, comme j’en ai l’habitude mais je n’ai pas les mêmes repères qu’en piscine : il fait plus froid, je ne vois rien sous l’eau et le stress du départ augmente mes pulsations et mon souffle est court. Je me calme petit à petit tout en gardant un rythme pour ne pas perdre trop de temps, la natation étant mon point très très faible.



Pas le temps de réfléchir





J
e parviens cependant à doubler un concurrent (???), je double la bouée jaune que je laisse bien à ma gauche et je sors de l’eau une cinquantaine de mètres plus loin en enlevant mon bonnet (à jeter dès la sortie aux bénévoles) et mes lunettes. Tout de suite, une montée puis du plat tapissé de feutre épais pour rejoindre en grandes foulées le parc à vélos. Pas d’accès direct à ma place, mais un circuit d’une vingtaine de mètres qui serpente. Pas le temps de réfléchir : chaussures, dossards (devant et derrière) lunettes, casque et vélo. Je n’ai pas fixé comme beaucoup de concurrents mes dossards sur un élastique à passer autour de la taille. Je les ai épinglés, petit réflexe de coureur à pied sans doute. Celui de derrière s’est partiellement détaché, mais le juge arbitre m’a laissé passer. Heureusement, car si j’avais dû retirer mon maillot et réépingler mon dossard arrière, j’aurai perdu quelques minutes. A l’avenir, fini les épingles et vive l’élastique.


Et c’est parti. Dès l’arrivée sous la borne gonflable, à 25 m du parc environ, j’enfourche le vélo et j’essaie de produire un effort constant et un rythme soutenu pour rattraper un peu du temps que j’ai perdu en natation.


                                                                     Merci Roger pour ton vélo !


Je double 4 concurrents, dont un dans une bonne montée. Je profite des descentes pour me ravitailler en powerade (versé dans le bidon du vélo avant l’installation dans le parc à vélos). Je me fais doubler 2 fois sur la fin du parcours. Je regagne du terrain sur la concurrente qui vient de me doubler et nous descendons presque ensemble de nos engins. Je l’entends qui se plaint des jambes : la transition est souvent critique. Pour ma part, je l’ai beaucoup travaillé lors de ma préparation et je suis en mesure de courir le vélo à la main, de faire le tour du parc, de poser le VTT et le casque et d’enchaîner l’épreuve suivante sans souffrance. Seul le souffle est à réguler. Ca se fait rapidement.


  

Courir des distances courtes lors de la saison cross m’a appris à récupérer très vite et à conserver un bon rythme, même en résistance dure. Attention, je ne dis pas que c’est facile.

Le début de la course à pied commence par un raidillon près d’un pont. Je grimpe et je reprends la place que le coureur devant moi m’avait soufflée 5 minutes pus tôt. Au total, je mets 9 mn pour faire les 2 km de course à pied autour du plan d'eau; pas trop mal…

L’arrivée se fait sous un beau soleil, le sourire aux lèvres : il ne manquerait plus que je fasse la tête après m’être autant amusée, un peu dans le stress, un peu dans la douleur, c’est vrai, mais avec la joie de l’avoir fait. 

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