COURSE A PIED : INFOS PRATIQUES, PHOTOS, TEMOIGNAGES, CROSS, RAIDS, ULTRA, MARATHONS, SEMI-MARATHONS, 10 KM...
Par Patrick

Vendredi 4 Avril
Etape N° 5 : OUED AHISSA – ISK N’BRAHIM – Marathon 42,2 KM (mon temps : 7 H 30)
Je prends le départ de cette avant dernière étape, décontracté, en pensant que le plus dur est passé…
Dès le 1er km, je ressens une douleur aux ischio jambiers de la cuisse droite. En décembre, une déchirure m’avait obligé à stopper l’entraînement. DENIS VINCENT, de la clinique du sport boulevard Saint-Marcel à PARIS, m’avait alors soigné.
Les kilomètres accumulés et la dureté des premières étapes sont à l’origine de ce problème.
Je gère cette douleur en compensant les appuis. Mais ça ne passe pas. De plus, cette étape est un vrai traquenard. On franchit trois djebels et beaucoup de sable. Impossible de courir.
Je vais immédiatement à la clinique. Une kiné soigne mes ampoules et me réconforte en me donnant un décontractant pour ma cuisse douloureuse. Dans le bivouac, un coureur me donne de la colle « resistout ». Je répare ma chaussure et l’entoure d’élasto. Je mange, je récupère et pense à l’étape de demain…. la dernière.
Ce soir, concert de l’OPERA de PARIS. Etonnant en plein désert. C’est une excellente idée de PATRICK BAUER. Et sous l’air de « Imagine » de John Lennon, je regarde le ciel étoilé. C’est la dernière nuit d’enfer où je serai encore une fois trempé à 2h du matin et attendrai patiemment 5h30 pour sortir transi de froid de ce maudit sac de couchage raidlight.
Samedi 5 avril
Etape n°6 : ISK N’BRAHIM – TAZZARINE : 17,5 KM (mon temps : 2 H 02)
Dès le réveil, je donne mon sac de couchage à OMAR. Dernier petit-déjeuner. Petite appréhension et doute pour ma cuisse. Est-ce que ma chaussure va résister… ?
Le parcours m’enchante car propice à la course. Sur ce terrain, je peux dérouler ma foulée et je ne ressens plus de douleur à la cuisse. A ma surprise, le premier ravitaillement est atteint rapidement. Il faut dire qu’à présent mon sac est beaucoup plus léger.
Je bois, je prends mes dernières pastilles de sel et j’aperçois GERARD et MONIQUE qui repartent à ce moment-là.
Je repars en pensant à l’arrivée. Très à l’aise, BENOIT me double et rejoint GERARD et MONIQUE. Je ne peux le suivre mais un peu plus tard, je rattrape ce petit groupe car je suis à nouveau très bien. J’accélère de plus en plus car le terrain est roulant. Plus loin, je retrouve ALBERT et lui demande de s’accrocher à ma foulée. Je double plus de 100 coureurs et termine au sprint ce MARATHON DES SABLES. Mon classement final : 347ème. Je suis heureux.
BERNARD vient me féliciter. MICHEL BACH tombe dans mes bras. C’est un grand moment d’émotion pour l’ensemble des coureurs. J’ai une pensée pour ceux qui n’ont pas pu finir ce MARATHON DES SABLES. Cette épreuve a été très très dure.